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    <title>blog-jade</title>
    <link>http://blog-jade.mangaspores.com</link>
    <description>Blog spécialisé manga et anime.</description>
    <language>fr-FR</language><item>
        <title>NieA_7</title>
        <link>http://blog-jade.mangaspores.com/niea7-36.html</link>
        <description>Un manga, un anime, manque plus qu'une seacute;rie animeacute;e pour ouvrir ce blog. Parlons, voulez-vous, de NieA_7, un de ces chefs d'oeuvres de l'animation japonaise parmi tant d'autres. A vrai dire, NieA_7 agrave; plus un format OAV qu'un format de seacute;rie typique de 26 fois 20 minutes, et si il fallait chipoter, voilagrave; sucirc;rement ce qu'il y aurait agrave; dire. Mais d'un autre coteacute;, ce n'est pas non plus un OAV, car vous aurez remarqueacute;, comme moi, que 13 fois 20 minutes (ce qui est le format de NieA) ne correspond pas parfaitement aux critegrave;res OAV communs de x fois 40 minutes ( x eacute;tant compris entre 2 et 6), tout en gardant agrave; l'esprit que l'OAV est par deacute;finition un format flexible. Quoiqu'il en soit, classons ensemble Niea_7 dans la cateacute;gorie des demi-seacute;ries (qui pourra ecirc;tre elle-mecirc;me classeacute;e comme une sous cateacute;gorie d'OAV par les plus scrupuleux). Ceci eacute;tant dit, cette demi-seacute;rie parle donc de NieA, une extra-terrestre compleacute;tement tareacute;e qui eacute;lit domicile chez une jeune eacute;tudiante terrienne. Sachez que les extra-terrestres sont monnaie courante, au Japon, en tout cas, depuis qu'un espegrave;ce de vaisseau spatial s'est eacute;craseacute; en province. Les aliens se sont mecirc;leacute; agrave; la socieacute;teacute;, et sont classeacute;s en castes suivant leur degreacute; d'utiliteacute;. NieA n'est mecirc;me pas rang 0, elle, seule membre de sa cateacute;gorie, moins 7 (cf le '_7' du titre), ce qui teacute;moigne d'une capaciteacute; de glande immanquablement reacute;volutionnaire, vous aurez 13 eacute;pisodes pour vous en rendre compte par vous-mecirc;me.En 13 eacute;pisodes, on a le temps de bien rire avec NieA, qui essaie de reconstruire une navette spatiale avec les moyens du bord, parasite le frigo de la locataire des lieux (dont j'ai, fort heacute;las, oublieacute; le patronyme). On rigole bien, mais peu agrave; peu au rire succegrave;dent les questions existentielles. Car en effet, jamais deux sans trois, NieA_7 est, au mecirc;me titre que Chihiro et les Les Lamentations, une oeuvre ougrave; rien n'est dit (sauf agrave; la fin, mais c'est alors trop tard) mais beaucoup est montreacute;, une expegrave;rience comique, bien sucirc;r, mais aussi tregrave;s empirique. Toute expegrave;rience est empirique, comme l'a deacute;montreacute; le flamboyant Durkheim, me direz-vous, et vous aurez raison. Ce que je veux dire par lagrave;, c'est qu'il est tregrave;s difficile de deacute;crire rationnellement ce qui fait de NieA_7 une seacute;rie geacute;niale. Mais on sent qu'il y a clairement une matiegrave;re brute, qui eacute;chappe agrave; tout raisonnement sur le moment, quelque chose de tregrave;s solide derriegrave;re ce que l'on voit agrave; l'eacute;cran, quelque chose qui fait que tout est creacute;dible, tangible mecirc;me, en bref, un fond agrave; cette histoire d'E.T. qui dort dans un placard. On rentre lagrave; dans le domaine de ce qui fait de NieA_7 une oeuvre emprunte de matiegrave;re littegrave;raire, domaine que je ne toucherais pas ce soir. Mais la magie du blog fait que l'on peut revenir sur ses articles autant que l'on veut, ce dont je ne me priverais assureacute;ment pas.Il faut juste souligner que derriegrave;re NieA_7 se trouve Yoshitoshi ABe, un caracter designer ma foi fort sympathique, qui agrave; participeacute; agrave; de nombreux chefs-d'oeuvres de la seacute;rie et de la demi-seacute;rie japonaise, agrave; savoir Serial Experiments Lain, Haibane Renmei ou Texhnolyze (tiens, en voila une de seacute;rie violente que j'aime bien)</description>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2006 13:21:00 GMT</pubDate>
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        <title>Les Lamentations de l'Agneau</title>
        <link>http://blog-jade.mangaspores.com/les-lamentations-de-l-agneau-35.html</link>
        <description>Si Le Voyage de Chihiro est pour moi un modegrave;le en ce qui concerne les animes, Les Lamentations de l'Agneau est agrave; mes yeux le manga parfait. A vrai dire, on reste dans la mecirc;me veine, soit une seacute;rie agrave; ambiance plus qu'une seacute;rie d'action. Bon, il m'arrive aussi de regarder des trucs qui bougent et qui tapent, ne vous inquiegrave;tez pas.D'ailleurs, il y a beaucoup de sang dans les Lamentations de l'Agneau. Et pour cause, ccedil;a parle de vampires. Pas les vampires qui vivent dans des chateaux et qui dorment dans des cercueils, non, c'est bien plus subtil. En fait, ccedil;a raconte l'histoire de Kazuna, un ptit jeune qui deacute;couvre qu'il est peut-ecirc;tre atteint d'une maladie heacute;reacute;ditaire lui donnant envie de boire le sang d'ecirc;tres humains. Une maladie psychologique plus qu'autre chose, mais il est parfois difficile de se deacute;peacute;trer des jeux de son eacute;go. D'ailleurs, sa soeur qu'il vient de rencontrer est atteinte de cette maladie depuis sa jeunesse. En vue d'ensemble, Les Lamentations ressemblent pas mal agrave; une descente progressive aux enfers, une auto-destruction plus ou moins programmeacute;e degrave;s le premier volume. C'est donc plutocirc;t sombre, et ccedil;a rigole pas souvent. C'est pas dark pour autant, Kazuna n'eacute;coute pas de meacute;tal et ne s'habille pas en corbeau, c'est un gars comme vous et moi (sauf si vous ecirc;tes agrave; tendance gothique, auquel cas je tiens agrave; preacute;ciser que je n'ai rien contre toi mon fregrave;re). Certaines scegrave;nes sont pourtant clairement malsaines, tout en cultivant un certain lyrisme. On flirte d'ailleurs tregrave;s gentiment avec l'inceste vers la deuxiegrave;me partie. Ce n'est jamais gore, vulgaire, ni mecirc;me explicite, tout se passe dans la tecirc;te du lecteur, et du heacute;ros, qui est suivi pas agrave; pas jusqu'agrave; la fin, ougrave;, comme dans toute oeuvre mettant en scegrave;ne la destruction de son personnage principal, l'indiscible lueur au bout du tunnel reste perceptible. Toute la question subsiste dans l'attitude du heacute;ros face agrave; l'alternative qui lui est offerte. Suivre son destin jusqu'au bout, ou aller au delagrave;? Y'a t'il vraiment un inteacute;recirc;t agrave; continuer agrave; vivre apregrave;s avoir accompli ce que l'on estimait ecirc;tre son devoir? Que de mystegrave;res... Le mythe du vampire est scrupuleusement respecteacute;, pousseacute; plus loin mecirc;me. L'ambiance est extrecirc;mement teacute;nue, mais absolument geacute;niale quand on tient le bon bout de l'oeuvre. La fin du premier volume par exemple marque un cap psychologique deacute;cisif, quand Chizuna (la soeur) reacute;veacute;le ses intentions profondes en s'ouvrant le bras et en incitant son fregrave;re agrave; boire de son sang. C'est lagrave; qu'on se dit que Les Lamentations perd beaucoup agrave; ecirc;tre publieacute; de maniegrave;re pegrave;riodique, car on perd parfois le fil de l'histoire agrave; attendre deux mois la sortie du prochain volume. Heureusement, la seacute;rie est maintenant complegrave;te, alors jetez vous dessus! </description>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2006 13:20:00 GMT</pubDate>
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        <title>Le Voyage de Chihiro</title>
        <link>http://blog-jade.mangaspores.com/le-voyage-de-chihiro-34.html</link>
        <description>         Le Voyage de Chihiro est tregrave;s certainement l'un de mes dessins animeacute;s preacute;feacute;reacute;, et mecirc;me l'un de mes films preacute;feacute;reacute;s si tant est que l'on puisse confondre dessin animeacute; et film (le deacute;bat est ouvert). Sorti en 2002, reacute;aliseacute; par Hayao Miyazaki, ce long meacute;trage raconte l'histoire de la petite Chihiro, perdue dans un monde d'esprits et de fantocirc;mes. Au deacute;part preacute;senteacute; comme une version nippone d'Alice Au Pays des Merveilles, l'oeuvre finale s'en deacute;marque tout de mecirc;me beaucoup, mecirc;me si il est vrai qu'on pourrait qualifier le roman de Lewis Caroll et l'anime de Miyazaki d'oeuvres fantastiques, frolant le surreacute;alisme pur et simple, mettant en scegrave;ne une fillette.       Enfin, de mon coteacute;, je trouve que la comparaison s'arrecirc;te lagrave;, Le Voyage de Chihiro posseacute;dant une porteacute;e toute autre qu'Alice. Enfin, ce n'est lagrave; que mon avis, tregrave;s partial il est vrai. Je ne vous embecirc;terais pas trop avec tout ce que je qualifierais de purement litteacute;raire, car agrave; mon avis, ce ne serais que pure perte. En ce qui me concerne, Chihiro annonce pourtant une reacute;elle reacute;volution chez Miyazaki, une nouvelle page de sa filmographie, ce qui a plus ou moins eacute;teacute; confirmeacute; par le Chateau Ambulant (beaucoup moins trippant tout de mecirc;me).      Il faut constamment garder agrave; l'esprit que le dessin animeacute; a eacute;teacute; fait du deacute;but agrave; la fin agrave; la main pour saisir l'ampleur de sa magnificence. Chaque plan est une oeuvre d'art, et je ne vous parle mecirc;me pas des deacute;cors lors de la ballade en train qui clocirc;t plus ou moins l'histoire, qui me font tomber agrave; la renverse chaque fois que je revois le film (ce qui arrive souvent). Il faut dire aussi que la musique y est pour beaucoup, un thegrave;me au piano qui retranscrit agrave; la perfection l'ambiance de toute l'oeuvre.En fait, plus le film avance, et plus on a cette impression d'ecirc;tre vraiment dans un autre monde, ougrave; vivent des espegrave;ces d'images poegrave;tiques ambulantes. Tout commence plus ou moins comme un cauchemard (les 20 premiegrave;res minutes sont agrave; mes yeux d'une intensiteacute; rare), puis le film se dilate peu agrave; peu, ralenti et commence s'attarder sur des scegrave;nes dans un but vaguement sceacute;narique. Le dragon et les bonshommes de papier, l'eau, qui devient omnipreacute;sente agrave; la fin du film, le train qui roule sur l'eau justement, les habitants qui ne sont que des ombres, etc... Les images s'enchainent, jusqu'agrave; la presque fin ougrave; Chihiro deacute;livre Haku de son sortilegrave;ge, et lagrave; toutes les eacute;motions explosent un bon gros dernier coup (et lagrave; encore la musique est exceptionnelle, un meacute;lange magistral d'instruments agrave; corde et de piano), pour retomber dans cette ambiance presque semi-consciente qui fait qu'on se demande si tout n'eacute;tait pas un recirc;ve pour la petite Chihiro (et revoilagrave; la comparaison avec Alice Au Pays des Merveilles) Beaucoup lui preacute;fegrave;rent Princesse Mononokeacute; du mecirc;me reacute;alisateur, beaucoup plus action, mais du coup moins reposant et axeacute; sur la contemplation pure et simple. Pour ma part, Chihiro est l'oeuvre japonaise qui m'a totalement bouleverseacute;, ce pour quoi je ne baisse pas les bras quand je vois une eacute;niegrave;me seacute;rie de drague/baston/enquecirc;te agrave; deux balle dans les rayons manga de la FNAC (quoique j'en sais rien, peut etre que je loupe des chefs-d'oeuvres).         </description>
		<pubDate>Thu, 17 Aug 2006 13:16:00 GMT</pubDate>
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